Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a déclaré mercredi que l’allègement de la dette devait être un élément essentiel de la réponse à la pandémie de COVID-19 en Afrique, tout en soulignant que le continent africain pourrait bien souffrir plus durement que tout autre de cette pandémie.

“L’allègement de la dette doit être un élément important des mesures de réponse (à la pandémie). L’ONU continuera à plaider en faveur d’un allègement de la dette de l’Afrique, y compris pour les pays qui n’empruntent pas à l’IDA (Association internationale de développement) et ne peuvent pas rembourser leur dette”, a indiqué le chef de l’ONU au cours d’une réunion virtuelle avec le Groupe africain – l’un des cinq groupes régionaux de l’ONU, qui réunit les 54 Etats du continent africain.

“Un allègement de la dette due aux créanciers officiels non membres du Club de Paris et aux créanciers commerciaux du Club de Londres devrait également être envisagé”, a-t-il ajouté.

Le Club de Paris est un groupe de responsables des principaux pays créanciers, dont le rôle est de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiement rencontrées par les pays débiteurs. Le Club de Londres est quant à lui un groupe informel de créanciers privés actifs sur la scène internationale et il joue dans le domaine privé un rôle similaire à celui du Club de Paris dans le domaine public.

“L’allègement de la dette doit être un élément important des mesures de réponse (à la pandémie). L’ONU continuera à plaider en faveur d’un allègement de la dette de l’Afrique, y compris pour les pays qui n’empruntent pas à l’IDA (Association internationale de développement) et ne peuvent pas rembourser leur dette”

Antonio Guterres

M. Guterres a déclaré que la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) travaillait également en étroite collaboration avec les pays africains dans divers domaines clé, en briefant par exemple le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine sur l’impact du coronavirus, en aidant à développer des programmes de préparation aux crises alimentaires, ou encore en se tenant aux côtés des ministres des Finances africains pour appeler la communauté internationale à mettre en place un programme d’allègement de la dette.

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“Tous les efforts doivent être dirigés contre notre ennemi commun, tandis que nous nous préparons à la propagation de la pandémie en Afrique. Cette pandémie n’est en aucun cas le fait de l’Afrique ; mais comme avec la crise climatique, c’est le continent africain qui pourrait au final subir les plus graves conséquences”, a conclu le chef de l’ONU