Le budget annuel du Projet de Protection Côtière de la ville de Saint-Louis a été validé hier, jeudi 20 février, par le Comité Régional de Pilotage et en présence du maître d’ouvrage délégué à savoir l’Agence de Développement Municipal (ADM).

Il s’élève à plus de 5 milliards 135 millions de nos francs sur financement de l’Agence Française de Développement et les travaux vont durer 18 mois. C’est un projet qui vise à ériger un mur de protection en enrochement sur 2150 mètres linéaires au niveau de la Langue de barbarie.

Le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) est un outil de planification, de pilotage et de suivi de l’ensemble des activités et des budgets associés qu’un projet peut mettre en œuvre au cours d’une année, ont dit les acteurs. Qui plus, relèvent-ils, il permet non seulement de mesurer périodiquement l’évolution de la mise en œuvre des activités d’un projet; d’instaurer des mécanismes de revue régulière et d’amélioration des stratégies d’intervention et des processus de prise de décision; et de favoriser la participation des parties prenantes dans l’exécution du projet.

Ainsi, le budget du Projet de Protection Côtière de l’exercice 2020 est arrêté, en recettes et en dépenses, à la somme de 5 milliards 135 millions 047 mille 198 FCFA contre 4 milliards 822 millions 206 milles 800 FCFA pour l’année 2019. Ce budget représente 48,92 % du financement alloué à ce projet.

SAINT-LOUIS - VALIDATION DU BUDGET ANNUEL 2020 DU PROJET DE PROTECTION CÔTIÈRE 1

Et la prévision qui couvre environ la moitié des ressources globales du Projet de Protection Côtière de Saint-Louis, découle du démarrage, en 2020, des travaux relatifs à l’ouvrage de protection en enrochements du littoral dont la durée globale est estimée à 18 mois.

SAINT-LOUIS - VALIDATION DU BUDGET ANNUEL 2020 DU PROJET DE PROTECTION CÔTIÈRE 2

C’est dans ce cadre que Pape Adiouma Cissé, Chargé de projet technique à l’Agence de Développement Municipal (ADM), a fait savoir que “L’Etat, accompagné par l’Agence Française de Développement, compte ériger un mur de protection en enrochement et qui va s’ériger sur 2150 mètres linéaires pour un peu protéger la Langue de barbarie de l’érosion côtière”. Non sans révéler que ce projet est subdivisé en trois différentes composantes avec des activités bien définies. « La première composante a pour objectif la construction d’une digue de protection pour stopper le recul du trait de côte, et éviter, ainsi, que d’autres habitations ne s’effondrent, en attendant qu’une solution plus pérenne ne soit trouvée. Il s’agira donc, en plus de la réalisation des travaux de la digue de protection, de superviser ces différents travaux ».

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S’agissant de la deuxième composante, celle-ci vise à communiquer sur les enjeux et les objectifs dudit projet; sensibiliser sur les risques côtiers afin de faire le lien avec les autres projets en cours ou à venir à Saint-Louis. Elle permet également de mettre en œuvre un suivi scientifique à long terme du littoral des impacts de l’ouvrage. Ainsi, les résultats attendus cette année suite à l’exécution de ces activités sont la communication et la sensibilisation ; la formation et le suivi scientifique du littoral et des impacts de l’ouvrage. Enfin, la troisième composante soutient les activités se rapportant à la coordination, au pilotage technique, administratif et financier, aux audits et au suivi-évaluation du projet.