La quatrième édition du festival « films femmes Afrique » s’ouvre le 21 février à Dakar.

Une soixantaine de films seront projetés à Dakar et dans sa banlieue, lors de la quatrième édition du festival “Films Femmes Afrique” (FFA) prévu du 21 au 29 février, a-t-on appris de la présidente de cette rencontre cinématographique, Martine Ndiaye.

Cette année, le festival FFA a pour thème : “Femmes en résistance”.

Le jury constitué de cinq personnes dont l’actrice Rokhaya Niang va évaluer 12 longs métrages et autant de courts métrages présentés par 25 réalisatrices.

Les films en compétition racontent le rôle des femmes dans les événements historiques. On peut citer “Les mamans de l’indépendance”, de la réalisatrice Diabou Bessane (Sénégal), “Baamum Nafi” (Le père de Nafi), un film de Mamadou Dia (Sénégal) consacré à la “montée de l’intégrisme”, “Fatwa”, de Mahmoud Ben Mahmoud (Tunisie), et “Papicha”, de Mounia Meddour (Algérie).

Les mamans de l’indépendance

Des documentaires et des fictions consacrés à la “survie économique”, au harcèlement, à la résistance contre les coutumes et traditions, à la politique, au genre et à d’autres questions seront projetés au festival FFA.

“Le thème +Femmes en résistance+ reste centré sur tout ce qui est oppression, discrimination, quelle qu’en soit la nature”, a expliqué Martine Ndiaye.

“Baamum Nafi” (Le père de Nafi)

Les films sélectionnés pour le festival “racontent et documentent des histoires de femmes du continent africain, qui résistent à l’oppression sociale, au patriarcat, au silence, etc.”, a-t-elle dit.

Deux tables rondes sur le “harcèlement” et les “violences faites aux femmes” au Sénégal auront lieu les 25 et 27 février au centre Yennenga de Dakar, selon Mme Ndiaye.

À LIRE  une exposition à PARIS rend hommage aux forgerons africains

Ces thèmes ont été choisis en raison de l’adoption au Sénégal d’une nouvelle loi qui criminalise le viol, affirme-t-elle.

“La loi criminalisant le viol sera-t-elle appliquée ? J’en doute en lisant les entretiens de certains avocats qui protestent contre ce texte”, commente Martine Ndiaye.

ADAM

Dans le programme du festival figure un masterclass – un cours de perfectionnement et de partage d’expérience – sur “la critique cinématographique”, “les costumes de cinéma” et “le génie du son”.

L’initiative “7 jours pour un film”, partenaire du festival FFA, va former 11 réalisateurs durant cette rencontre cinématographique, selon Mme Ndiaye.

Le film “Papicha” sera projeté à l’ouverture du festival, le 21 février, au complexe Sembène-Ousmane. Le film “Supa Mota” (Kenya) sera projeté à la clôture du festival, dans la salle de cinéma Canal Olympia Téranga.

Papicha

La seconde phase de la quatrième édition du festival aura lieu du 2 au 7 mars, à Rufisque (région de Dakar) et dans les régions de Fatick, Kaffrine, Kaolack, Louga, Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor, selon Martine Ndiaye.

FILMS FEMMES AFRIQUE

Créé en 2003, le festival FILMS FEMMES AFRIQUE revient pour une quatrième édition pleine de promesses et de belles rencontres cinématographiques.

Ce rendez-vous culturel incontournable propose la projection d’une soixantaine de films, court et long métrages, fictions et documentaires qui racontent ou documentent des histoires de femmes africaines.

Organisé autour du thème « Femmes en Résistance » le festival FILMS FEMMES AFRIQUE souhaite contribuer à la lutte pour l’égalité des droits entre hommes et femmes au Sénégal.

Grâce à des projections gratuites à travers la ville de Dakar et sa banlieue, des débats et conférences organisés, le festival FILMS FEMMES AFRIQUE a pour vocation d’informer et de sensibiliser la population sénégalaise aux réalités sociales actuelles. Fatick, Kaffrine, Kaolack, Louga, Rufisque, Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor accueilleront également des projections!

À LIRE  les criquets ravagent l'afrique de l'est

Cette belle initiative, soutenue depuis sa première édition par de grandes institutions telles que le Ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal, l’Ambassade de France au Sénégal et bien d’autres, vise avant tout à valoriser mais aussi à aider les cinémas africains à faire un pas de plus en direction de son public sénégalais.

« Une idée originale à soutenir à accompagner dans la durée »