Le directeur de l’Institut des sciences de l’environnement (ISE), Bienvenu Sambou, a plaidé samedi pour la promotion de l’agriculture durable et la mise en place des systèmes de productions agricoles résilients face aux défis de l’insécurité alimentaire.

“Nous sommes face à l’urgence parce que nos populations ont faim d’où la nécessité de mettre en place des systèmes de production agricole résilients face à l’urgence de régler ce problème c’est-à-dire de produire beaucoup et vite pour subvenir aux besoins des populations”, a-t-il déclaré.

Le professeur Bienvenu Sambou intervenait lors d’une conférence scientifique de l’Association des diplômés de l’Institut des sciences de l’environnement (ADISE) de la faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) sur le thème “Le secteur de l’Agriculture face aux défis de l’insécurité alimentaire et la malnutrition dans un contexte de changements climatiques”.

Selon lui, il faut promouvoir les systèmes de production agricole durable sinon on va être là à régler les questions ponctuelles liées aux problèmes d’insécurité alimentaire face auxquels souffrent nos populations tout en sachant qu’ils vont se répéter.

“Donc, il faut trouver le juste milieu entre l’urgence d’accélérer la production pour subvenir aux besoins des populations et la nécessité de promouvoir l’agriculture durable”, a-t-il soutenu.

C’est à ce niveau, a-t-il ajouté, que la recherche est interpellée car il faut combiner les spéculations agricoles, les arbres et les animaux pour faire face aux défis de l’insécurité alimentaire.

Dans cette perspective, le professeur Bienvenu Sambou estime qu’’’il faut des débats entre les chercheurs, les experts et les décideurs politiques sur ces problèmes liés aux changements climatiques afin de trouver la clé de la solution”.

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Pour le représentant du président de l’Association des diplômés de l’Institut des sciences de l’environnement (ADISE, Amadou Touré, il est important de trouver un cadre d’échange entre les chercheurs et l’élite politique pour permettre aux gens qui s’activent dans l’agriculture d’avoir les réponses idoines face aux enjeux de l’heure.

“Car, a-t-il ajouté, il y va le bien-être des populations parce que les changements climatiques impactent beaucoup sur l’agriculture d’où l’importance de ces rencontres qui permettent aux chercheurs de se plancher sur la question”.

Le bureau de la FAO à Dakar œuvre pour le développement d’une agriculture résiliente et durable, à travers la Représentation au Sénégal, qui contribue à l’effort national de développement agricole et rural pour une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable (voir les priorités 2019-2023). Le Sénégal abrite aussi le Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest (SFW).

Améliorer, au Sénégal et au Burkina Faso, les systèmes nationaux de sécurité sanitaire des aliments dans le domaine de la surveillance, de l’alerte rapide et de la préparation de la réponse aux urgences.

Renforcer les capacités de «surveillance intégrée» de la chaine alimentaire et de prévoyance avec l’initiation d’une surveillance de différents contaminants pour générer des données et évaluer leur niveau de prévalence dans les filières prioritaires suivant l’approche «une seule santé»