Le Sénégal soutient le projet d’Accord-cadre sur la criminalisation des faux médicaments, du trafic de produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés, a déclaré samedi le chef de l’Etat Macky Sall.

Un sommet sur le trafic de faux médicaments se tient ce samedi à Lomé (Togo) en présence de plusieurs dirigeants africains dont le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall.

’’Le Sénégal soutient le projet d’Accord-cadre sur la criminalisation des faux médicaments, du trafic de produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés J’espère que son adoption et sa mise en œuvre contribueront à améliorer notre action commune de lutte contre la fabrication et la distribution’’, a déclaré Macky Sall sur tweeter.

Participent au sommet de Lomé une délégation de la Fondation de Brazzaville conduite par son président d’honneur Prince Michael de Kent, M. Omar Hilale, Conseiller exécutif de l’UNICEF, et M. Michel Roussin, ancien ministre français de la Coopération.

La rencontre de Lomé visent à ’’créer une synergie d’action internationale contre le trafic et la consommation de faux médicaments sur le continent et dans le monde’’.

La présidence togolaise indique ’’les travaux de la rencontre auxquels sont attendus plusieurs chefs d’Etat africains et des représentant de l’OMS vont déboucher sur un nouvel engagement international dit +Initiative de Lomé +pour une lutte efficace et efficiente contre ce fléau’’.

L’ »Initiative de Lomé » est un accord international qui vise à criminaliser le trafic de faux médicaments, responsable de plus de 100 000 morts par an en Afrique, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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Depuis près de deux ans, la Fondation Brazzaville, une organisation indépendante à but non lucratif, basée au Royaume-Uni, travaille sur la question des faux médicaments.

Sous son impulsion, sept chefs d’Etat africains ont décidé de lancer en commun une initiative pour intensifier la lutte contre les faux médicaments sur le continent.

Cette rencontre a réuni des représentants du Congo Brazzaville, de l’Ouganda, du Sénégal, de la Gambie, du Ghana, du Niger et du Togo, pays hôte.

Lors de la clôture des assises, le président Faure Gnassingbe a annoncé “la mise en place des structures et l’adoption des lois pour endiguer le phénomène et criminaliser les différentes formes de trafic”.

Il a aussi annoncé la signature d’un accord entre les parties prenantes pour définir un cadre légal et imposer des sanctions pénales.