musicien israélien Ben Aylon a étalé, mercredi, ses talents de percussionniste en explorant divers rythmes mbalax dont le chant dédié à l’ancien champion de lutte sénégalaise avec frappe, Mohamed Ndao Tyson.

L’artiste israélien maîtrise ses différents instruments qu’il tape à sa guise valsant entre le sabar (tam-tam), trois tambours et les djimbés avec les mains, la baguette et le coude.

Cette prestation intitulée “On man tribe” s’est déroulée devant un public, composé de diplomates, d’artistes et d’anonymes, invités par l’Ambassadeur d’Israël à Dakar.

Pour l’artiste Ben Aylon, qualifié “d’ambassadeur du Mbalax” en Israël, “ces rythmes exécutés ont été inculqués par Aly Ndiaye Rose, fils de Doudou Ndiaye Rose”. Le mbalax est un type de musique dont la technique provient en partie de la tradition de la musique religieuse et conservatrice sérère de Njuup, qui s’est développé au Sénégal.

One Man Tribe in Senegal

SENEGAL DAY 06Playing with Senegalese drummers. I waited for this moment for years… for the opportunity to play together with Senegalese drummers but this time with my modern Senegalese drum set. This short video is a part of a one hour long session.We played many rhythms and compositions. The chemistry and telepathy were absolute and fluent… I share a huge amount of respect to the people who hosted me like this in their home, taking the time to play together and most important to get their approval / appreciation for my modern take on their tradition. Geniusly captured by Vera Bello Thanks Norbert Hausen for the vibes, Boly Bah form Israeli Embassy. Put on your 🎧 for a full experience.

Publicada por Ben Aylon – One Man Tribe en Martes, 7 de enero de 2020

Il reconnaît avoir été inspiré par le tambour major Doudou Ndiaye Coumba Rose décédé en 2015 à l’âge de 85 ans. Mais, insiste-t-il, “c’est son fils qui m’a enseigné et qui m’a plongé dans la pure tradition sénégalaise”.

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“Le bak” de Tyson, “le Thiéboudien” et un solo moins rythmique avec le chanteur Cheikh Lô ont égayé le public.

L’artiste Ben Aylon dit avoir débuté ses recherches des rythmes d’Afrique en Gambie. Mais, ajoute-t-il : “Ce n’est qu’au Sénégal que j’ai découvert ce Mbalax”.

Il rappelle qu’en Israël les percussions n’y sont pas étrangères, car son pays est riche d’une “diversité culturelle des juifs en plus des autres influences notées provenant de l’Inde ou de l’Afrique noire”.