Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a annoncé mardi, à Dakar, la modification de la loi sur les partenariats public-privé, exprimant l’espoir qu’elle soit validée par le Conseil des ministres afin d’être présentée à l’Assemblée nationale en début février.

« Nous sommes en train de modifier la loi sur les partenariats public-privé et nous espérons que le Conseil des ministres va la valider pour qu’on puisse la présenter à l’Assemblée nationale en début février », a-t-il déclaré.

M. Amadou Hott intervenait lors d’une séance technique de travail de l’Etat avec des partenaires techniques et financiers, en présence de plusieurs autorités dont son collègue en charge des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires, Oumar Guèye.

« Nous avons prévu dans cette loi des mécanismes qui vont faciliter la conception et la mise en oeuvre du financement de projets en partenariat public-privé avec les collectivités territoriales », a-t-il précisé.

Selon lui, « il faut que les collectivités territoriales puissent concevoir et mettre en oeuvre des projets qui vont mobiliser les partenaires techniques et financiers », a indiqué M. Amadou Hott.

Il dit « être conscient que ces projets ne seront pas de grande taille », ajoutant que le gouvernement va « essayer de prévoir que des collectivités territoriales voisines puissent se regrouper autour d’un programme dans un secteur donné pour que le volume de financement soit assez élevé pour attirer les investisseurs ».

« Cela nous permettra de mettre ce programme dénommé PACASEN Rural en mode fast-track au profit des populations des différentes collectivités territoriales qui vont en bénéficier », a fait remarquer M. Amadou Hott.

À LIRE  CORONAVIRUS: LES COMPAGNIES AÉRIENNES AFRICAINES ENREGISTRENT DES PERTES DE 400 MILLIONS DE DOLLARS

Dans cette perspective, il a souligné « la nécessité d’une synergie de toutes les parties prenantes pour mobiliser les ressources afin de contribuer dans la conception du projet mais aussi d’explorer les possibilités de lever les ressources nécessaires, d’où la pertinence de mobiliser également le secteur privé ».

La mise en place du PACASEN Rural se justifie par le fait que sur les 599 collectivités territoriales, seuls 123 communes bénéficient du financement de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement, d’un montant de 130 milliards FCFA. APS-