Une marche « pacifique et citoyenne » contre la hausse du prix de l’électricité a eu lieu vendredi à Louga (nord-ouest), à l’initiative d’organisations de la société civile, a constaté l’APS.

Les manifestants sont partis des alentours de la gare de Louga vers 16 h 30 pour la mairie, point de chute de la marche qui a duré un peu moins de deux heures.

Ils ont dénoncé, tout au long du trajet, « la hausse des factures’’ d’électricité, brandissant des pancartes, des brassards rouges, signe de leur mécontentement, aux bras. Les manifestants ont dénoncé la hausse du prix de l’électricité.

Les dernières factures d’électricité « ont connu une hausse’’, a dit le coordonnateur à Louga du mouvement FRAPP/France dégage, Cheikhou Oumar Guèye. « Nous avons organisé cette marche pour monter notre désaccord » avec les autorités, a-t-il ajouté.

A son avis, un audit pourrait apporter des solutions aux problèmes à cause desquels la Société nationale d’électricité (SENELEC) a décidé d’augmenter le prix de l’électricité. L’Etat pourrait, par exemple, puiser ailleurs des ressources destinées à la SENELEC, selon M. Guèye.

Les organisateurs de la manifestation prévoient d’en tenir une autre en janvier, annonce-t-il. ’’Et personne ne pourra nous empêcher d’organiser cette marche », a-t-il prévenu.

Cheikhou Oumar Guèye a rappelé que le droit à la marche est garanti par la Constitution sénégalaise. La mobilisation de ce vendredi vaut moins par le nombre que par le message que les organisateurs veulent lancer, a-t-il précisé.

Baye Dame Khoulé, coordonnateur du mouvement « Walu Goor », estime que « si personne ne paie sa facture d’électricité, l’Etat ne pourra pas faire le tour des maisons pour couper le courant ».

À LIRE  INONDATIONS -MACKY SALL DÉCLENCHE LE PLAN ORSEC

« La population n’a pas de solution à ce problème. C’est à l’Etat de le résoudre », a-t-il soutenu lors de la manifestation.

Selon le directeur général de la SENELEC, Pape Demba Bitèye, la hausse du prix de l’électricité n’est pas inédite et s’avère nécessaire pour la société, qui a besoin de ressources financières disposer de suffisamment d’électricité à moindre coût.

Elle doit aussi faire face à l’obligation de développer des réseaux pour raccorder un nombre déterminé de clients chaque année et fournir de l’électricité dans des conditions de qualité fixées dans le contrat de performance qui le lie à l’Etat du Sénégal.

M. Bitèye a assuré, dans des propos rapportés par plusieurs médias sénégalais, que 611.203 familles à faible revenu, qui constituent 54% de la clientèle domestique de la SENELEC, ne sont pas concernées par cette hausse approuvée par la Commission de régulation du secteur de l’électricité.

S’y ajoute que seulement 300.000 clients, soit 26%, verront leur facture augmenter de 2,7%. Les autres ménages, soit 20%, ne devraient être concernés que par une hausse comprise entre 7 et 10%.