Dakar accueille depuis hier, mardi et ce pour trois jours, une réunion consultative portant sur l’Evaluation de la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité en Afrique. La rencontre réunit des participants des Etats membres et des communautés économiques ayant adopté des Plans d’actions pour une évaluation de la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité.

L’objectif de cette réunion est d’évaluer les progrès accomplis par les Etats membres dans l’utilisation du Cadre continental de résultats (Ccr) pour le suivi de la mise en œuvre de leurs plans respectifs. Selon l’Envoyée spéciale de l’Union africaine (Ua) pour la Femme, la Paix et la Sécurité, Bineta Diop, 27 États africains ont élaboré des plans dans ce domaine.

Dans son discours, elle a rappelé le projet de l’Union africaine qui est de «faire taire les armes». «C’est de faire en sorte qu’il y ait des processus de réconciliation, de médiation, de négociation, de prévention pour que l’Afrique soit en paix avec elle-même et que nous puissions nous développer et bénéficier des ressources africaines», a fait savoir Bineta Diop. Mieux, dit-elle, «nous avons travaillé sur un cadre de résultats pour surveiller, pour que nos Etats puissent rendre compte».

Parmi les réalisations obtenues, Bineta Diop cite le cas du Rwanda où «des femmes sont protégées, participent à des médiations», mais aussi la Somalie où «les femmes sont engagées à se battre contre Al Shaba». Toutefois, à en croire l’Envoyée spéciale de l’Union africaine pour la Femme, la Paix et la Sécurité, il reste encore beaucoup à faire dans le cadre de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies. «Nous avons, à nos côtés, la question du Sahel, du bassin du lac Tchad où encore les jeunes sont utilisés comme armes de guerre et les femmes aussi jouent des rôles qui ne sont pas positifs. Et c’est sur ces questions que nous sommes en train de débattre pour voir comment faire taire les armes», a souligné Bineta Diop.

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Venu présider la cérémonie d’ouverture, Ndèye Sali Diop Dieng, le ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection de l’Enfance, a relevé que «la feuille de route principale sur les étapes pratiques pour faire taire les armes en Afrique, à l’horizon 2020, a été adossée à une architecture de paix et de sécurité articulée à une architecture de gouvernance, avec comme instrument de mesure un Cadre continental de suivi des résultats et d’élaboration de rapports sur la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité».

Ndèye Saly Diop Dieng a expliqué que dans la projection du deuxième plan d’action prioritaire en cours d’élaboration, un large consensus a été réalisé sur les paramètres fondamentaux à prendre en compte. ‘’Il s’agit des menaces sécuritaires entretenues par le terrorisme international dans notre voisinage immédiat et lointain’’, a-t-elle soutenu. Le ministre a notamment rappelé la situation d’accalmie obtenue depuis 2012 dans la région naturelle de la Casamance grâce à un dialogue constructif et les investissements massifs consentis dans l’économie locale. Ndèye Saly Diop Dieng mise sur les acquis renforcés par une implication active des femmes pour l’atteinte des objectifs. ‘’Les transformations institutionnelles et sociétales générées par la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre seront consolidées pour l’autonomisation économique des femmes’’, a-t-elle conclu.

Pour Ndèye Sali Diop Dieng, «la mise en place et le déploiement d’un tel cadre institutionnel ne sauraient produire des résultats escomptés que quand ils sont ponctués de moments de revue et d’évaluation pour apprécier les résultats obtenus et surtout analyser les contraintes et défis à relever pour une plus grande efficacité et de meilleurs performances aux niveaux régional, sous régional et national».

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