Un jour comme aujourd’hui, l’île de Gorée a été déclaré comme un site historique.

L’île de Gorée est aujourd’hui un des symboles emblématiques de la mémoire de la traite atlantique. Dès la période coloniale, une « maison des esclaves » est proposée pour l’accueil des touristes et le « centre historique » de l’île protégé au titre des monuments historiques et des sites avec l’ouverture d’un musée historique de l’Afrique occidentale française. À partir de l’indépendance, l’État du Sénégal prend le relais. Le discours patrimonial national rejoint la demande de connaissance sur les « racines » de la diaspora noire des afro-descendants : le site est mis sur la liste du patrimoine mondial en 1978, un projet de mémorial est lancé sous l’égide de l’UNESCO et une campagne internationale de sauvegarde est initiée par l’organisation internationale. Mais seule une réplique, dont l’impact négatif est évident, a été édifiée sur l’île. Aujourd’hui, on assiste à une surenchère de cette construction de la mémoire et du patrimoine à travers le projet d’édification d’un nouveau « mémorial de Gorée » sur le site des Almadies à Dakar.

Lieu de transit des esclaves lors du commerce triangulaire, Gorée demeure un lieu symbolique et historique. Pendant les trois siècles que dureront la traite des esclaves, ce bout de terre ceinturé par l’Atlantique jouera un rôle déterminant tout comme les ports négriers repérés au Congo, en Angola et dans le golfe du Bénin. Pas moins de 500 000 esclaves ont embarqué à partir de cette île.

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