Le 12ème Grand Prix des MEDays a été attribué mercredi soir au président du Sénégal, Macky Sall, pour son “engagement pour le développement de son pays et la consolidation de la paix et de la stabilité en Afrique”

La cérémonie de remise de ce Grand Prix au Président sénégalais s’est déroulée en présence du ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’Etranger, M. Mohcine Jazouli, du Premier ministre de la République Démocratique de Sao Tomé et Principe, M. Jorge Lopes Bom Jesus, du ministre palestinien des Affaires étrangères, M. Riyad Al Maliki et du président de l’Institut Amadeus et fondateur du Forum MEDays, M. Brahim Fassi Fihri.

S’exprimant à cette occasion, M. Macky Sall a tenu à adresser son salut fraternel à SM le Roi Mohammed VI, exprimant dans ce sens ses sincères remerciements pour l’accueil toujours convivial qui lui a été réservé dans la pure tradition d’hospitalité marocaine.

“Le Maroc nous est familier parce que nos relations sont anciennes, diverses et fortes”, a ajouté le Président sénégalais, notant qu'”en effet, de tout temps, l’espace sahélo-saharien a été un continûment de flux intenses rythmés par des caravanes commerciales, des missions diplomatiques et des échanges spirituels et notre présence à Tanger s’inscrit dans la continuité de cette longue histoire”.

J’accepte avec plaisir le Grand Prix MEDays 2019, a dit M. Macky Sall, précisant qu’il y voit certes la reconnaissance des efforts déjà consentis, mais surtout un encouragement à poursuivre ces efforts tant les défis sont encore nombreux dans le Continent Africain. Pour le Président sénégalais, il n’est possible de relever ces défis que dans un environnement de paix, de sécurité et de stabilité, qui offre la quiétude nécessaire au développement économique et social, ce qui donne sens au thème de cette 12-ème édition du Forum MEDays.

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Il est vrai que le cours de l’histoire n’est pas rassurant, notamment en ces temps de crise aiguë et de vulnérabilité multiples, crise et vulnérabilité environnementales qui mettent en péril le devenir de la planète, de ses habitants ainsi que de ses ressources, crise et vulnérabilité sécuritaires et humanitaires, et crise et vulnérabilité économiques et sociales qui mettent à nue le paradoxe d’un monde d’extrême opulence et d’extrême pauvreté, a ajouté M. Macky Sall, relevant qu’au sein et entre les Etats, les inégalités persistent.

“Nous ne pouvons pas nous résigner à la perte de confiance, nous ne devons céder ni à l’hégémonisme civilisationnel, ni à l’inquiétude du présent, ni à la peur du lendemain, au risque de ne pas agir”, a estimé le Président du Sénégal, soulignant que le devoir d’agir engage tout le monde, que ce soit le pouvoir public, le secteur privé, la société civile ou les citoyens.

Pour M. Macky Sall, afin d’établir la confiance, il est nécessaire d’entretenir les fondements du vivre ensemble, c’est-à-dire d’accepter les règles du contrat social qui donne sens à la liberté, à la responsabilité et à la solidarité. Cependant, le droit va avec le devoir, car il n’y a pas de liberté sans responsabilité, a précisé le président sénégalais.La